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Vivre du jazz : le musicien-artisan

Depuis de nombreuses années, les acteurs du jazz étaient dans une démarche de légitimation de leur musique. Olivier Roueff, dans un texte intitulé De la légitimation du jazz, analyse les processus de légitimation en montrant que c’est par "la problématisation de cette musique et par un travail de distinction des usages fonctionnels que les acteurs du jazz sont dans cette quête". Reprenant les propos de Max Weber, il explique que "la légitimité culturelle désigne l’autorité acquise par certaines pratiques, capable dès lors d’imposer l’acquiescement ou le rejet du seul fait de leur présence ou de leur évocation. La culture légitime est la culture dominante, celle par rapport à laquelle tout agent est sommé de se positionner, entre adhésion naïve ou savante, respect craintif ou serein, parfois rejet maladroit ou véhément, rejet qui n’est autre que la marque d’une indifférence possible". À la lecture de ces mots, il semble bien que le jazz soit une musique qui a acquis une légitimité culturelle.

Article complet : Vivre du jazz